Je me sens vide alors que tout va bien

Il est parfois difficile de comprendre pourquoi un sentiment de vide apparaît alors que, extérieurement, rien ne semble aller particulièrement mal.

La vie peut être relativement stable, certaines choses peuvent même bien se passer, et pourtant il peut rester une impression de distance, de manque ou d’absence de satisfaction.

Ce questionnaire propose quelques pistes pour mieux comprendre ce qui peut contribuer à ce ressenti. Il ne s’agit pas de déterminer si quelque chose est « normal » ou non, ni d’établir un diagnostic. L’objectif est simplement d’identifier certaines réactions, habitudes ou manières de fonctionner qui peuvent rendre plus difficile l’accès à ses émotions, à ses besoins ou à un sentiment durable de satisfaction.

Répondez en fonction de ce qui vous correspond le mieux actuellement.



À retenir

Ces résultats ne décrivent pas qui vous êtes et ne permettent pas d’établir un diagnostic. Ils proposent simplement quelques pistes de réflexion à partir de vos réponses.

Nous développons tous des manières particulières de mettre certaines émotions à distance, de remplir nos obligations ou de chercher ce qui pourrait nous apporter davantage de satisfaction. Ces mécanismes ont souvent une logique. Ils peuvent permettre de continuer à fonctionner, de répondre aux attentes ou de se protéger contre des émotions difficiles.

Identifier ce qui contribue au sentiment de vide constitue souvent une première étape pour retrouver progressivement un meilleur accès à ses émotions, à ses besoins et à ce qui donne du sens ou du plaisir à son quotidien.

Le sentiment de vide ne signifie pas nécessairement que notre vie est objectivement insatisfaisante.

Il peut apparaître lorsque nous sommes longtemps resté·es concentré·es sur le fait de fonctionner, de répondre aux attentes ou de gérer ce qui devait l’être.

Lorsque l’attention est surtout tournée vers l’extérieur, nous pouvons perdre progressivement l’habitude de repérer nos émotions, nos envies ou nos besoins.

La vie peut alors sembler remplie sur le plan pratique, mais moins nourrissante sur le plan émotionnel.

Savoir ce que l’on veut demande de pouvoir percevoir des signaux internes parfois discrets : une envie, une tension, un soulagement, une curiosité ou un mouvement de retrait.

Lorsque nous avons longtemps appris à nous adapter, à être raisonnables ou à mettre nos émotions de côté, ces signaux peuvent devenir plus difficiles à repérer. Cela ne signifie pas qu’ils ont disparu. Ils peuvent simplement avoir besoin de davantage d’attention et de temps pour redevenir accessibles.


Atteindre un objectif peut réellement apporter du plaisir, de la fierté ou du soulagement.

Pendant un moment, nous pouvons nous sentir satisfait·es, fier·es ou apaisé·es. Pourtant, cette sensation peut diminuer rapidement, parfois plus vite que nous ne l’aurions imaginé.

Notre esprit s’adapte naturellement à ce qui devient acquis. Une réussite qui occupait beaucoup de place avant d’être atteinte peut rapidement devenir normale, tandis que l’attention se déplace vers ce qui manque encore, ce qui pourrait être amélioré ou le prochain objectif à atteindre.

Il est également possible que certaines réussites correspondent davantage à ce qui était attendu de nous qu’à ce qui est réellement important ou nourrissant pour nous. Dans ce cas, la satisfaction n’est pas absente : elle existe, mais elle reste temporaire et ne répond pas entièrement à l’impression de manque.

Le problème n’est donc pas nécessairement de ne rien ressentir. Il peut aussi s’agir d’avoir du mal à conserver, intégrer ou laisser durer les émotions positives avant que l’esprit ne reparte vers autre chose.