Je suis tout le temps épuisé·e

Lorsqu’une fatigue persiste, il est toujours pertinent d’en parler à un médecin afin d’écarter une éventuelle cause physiologique. Des carences, des troubles du sommeil, certains traitements, des variations hormonales ou d’autres problèmes de santé peuvent contribuer à l’épuisement et nécessiter une évaluation adaptée.

Il est parfois difficile de comprendre pourquoi la fatigue persiste, même lorsque nous dormons ou essayons de nous reposer. Certaines périodes sont objectivement très chargées. Mais l’épuisement peut aussi être entretenu par une tension intérieure constante, une difficulté à ralentir ou l’habitude de continuer malgré les signaux envoyés par le corps.

Ce questionnaire propose quelques pistes pour mieux comprendre certaines habitudes ou manières de fonctionner qui peuvent limiter la récupération. Il ne permet pas d’identifier la cause de la fatigue ni d’établir un diagnostic.

Répondez en fonction de ce qui vous correspond le mieux actuellement.



À retenir

Ces résultats ne décrivent pas qui vous êtes et ne permettent pas d’établir un diagnostic. Ils proposent simplement quelques pistes de réflexion à partir de vos réponses.

Nous développons tous des manières particulières de répondre aux responsabilités, aux tensions ou aux signaux de fatigue. Ces mécanismes peuvent être utiles pour faire face à une période exigeante, résoudre des problèmes ou continuer à avancer malgré les difficultés.

Ils peuvent toutefois devenir coûteux lorsqu’ils fonctionnent en permanence et que le repos intervient trop tard ou ne permet plus un relâchement suffisant. Identifier ce qui consomme votre énergie constitue souvent une première étape pour distinguer ce qui relève de la charge extérieure, de la tension intérieure ou de la difficulté à respecter vos propres limites.


Dormir est nécessaire, mais le sommeil ne compense pas toujours à lui seul une charge excessive ou une mobilisation intérieure continue.

Il est possible de dormir suffisamment tout en restant tendu·e, préoccupé·e ou constamment attentif·ve aux problèmes à résoudre.

Le corps est alors immobile, mais une partie du système reste en activité.

La qualité du sommeil, les réveils nocturnes, la douleur, certains traitements ou des facteurs médicaux peuvent également limiter la récupération, même lorsque la durée du sommeil paraît suffisante.

Lorsque l’épuisement s’est installé progressivement, quelques heures ou quelques jours de repos peuvent ne pas suffire à restaurer toute l’énergie dépensée.

Le repos peut également être interrompu par la culpabilité, les pensées liées aux tâches en attente ou l’impression qu’il faudrait profiter de ce temps pour être productif·ve.

Dans ce cas, l’arrêt de l’activité n’est pas toujours accompagné d’un véritable relâchement.

Récupérer demande parfois du temps, mais aussi la possibilité de ne pas utiliser immédiatement chaque regain d’énergie pour repartir au même rythme.


Les signaux de fatigue apparaissent généralement de manière progressive.

Lorsque nous avons l’habitude de tenir, de nous adapter ou de faire passer les priorités avant notre propre état, ces signaux peuvent être minimisés ou repoussés.

Nous pouvons alors considérer que nous nous arrêterons après la prochaine tâche, à la fin de la semaine ou lorsque la situation sera plus calme.

Mais si les obligations se renouvellent continuellement, le moment prévu pour récupérer n’arrive jamais réellement.

Certaines formes de repos permettent au corps de récupérer. D’autres soulagent davantage la charge mentale, émotionnelle, sociale ou sensorielle.

Une personne peut avoir besoin de sommeil, mais aussi de silence, de solitude, d’un environnement moins stimulant, d’une diminution des décisions à prendre ou d’un moment pendant lequel personne n’attend rien d’elle.

Comprendre le type de fatigue ressenti permet parfois de choisir une forme de récupération plus adaptée.

Une fatigue persistante ne doit pas être automatiquement attribuée au stress ou au mode de vie.

Il est pertinent de consulter lorsqu’elle dure, s’aggrave, apparaît sans raison claire ou s’accompagne d’autres symptômes : essoufflement, douleurs, palpitations, faiblesse inhabituelle, troubles du sommeil, variations importantes de poids, fièvre, saignements, humeur très dégradée ou difficultés marquées à fonctionner.

L’objectif n’est pas d’opposer les causes physiques et psychologiques. Plusieurs facteurs peuvent se combiner et doivent parfois être explorés ensemble.