Je remets toujours à plus tard
Il est parfois difficile de comprendre pourquoi nous repoussons une tâche alors que nous savons qu’elle est importante.
Nous pouvons avoir l’intention de commencer, y penser régulièrement et même culpabiliser de ne pas avancer, sans réussir à passer réellement à l’action. Ce blocage n’est pas toujours lié à un manque de volonté. Il peut être influencé par la manière dont la tâche est perçue, par la peur de mal faire, par la difficulté à organiser les différentes étapes ou par l’inconfort émotionnel qu’elle provoque.
Ce questionnaire propose quelques pistes pour mieux comprendre ce qui peut rendre le passage à l’action difficile. Il ne s’agit pas de déterminer si quelque chose est « normal » ou non, ni d’établir un diagnostic. L’objectif est simplement d’identifier certaines pensées, émotions ou habitudes qui peuvent contribuer à ce « manque de motivation ». .
Répondez en fonction de ce qui vous correspond le mieux actuellement.
À retenir
Ces résultats ne décrivent pas qui vous êtes et ne permettent pas d’établir un diagnostic. Ils proposent simplement quelques pistes de réflexion à partir de vos réponses.
Repousser une tâche n’est pas toujours lié à un manque de volonté ou de motivation. Il peut s’agir d’une manière de réagir à la surcharge, à la peur de mal faire ou à l’inconfort provoqué par l’action.
Ces mécanismes ont souvent une fonction protectrice. Ils cherchent à éviter l’échec, la tension, le découragement ou le sentiment d’être dépassé·e. Identifier ce qui se passe juste avant le blocage constitue souvent une première étape pour trouver une manière d’agir plus adaptée, sans attendre que toute difficulté ou tout inconfort ait disparu.
Pourquoi j’ai du mal à m’y mettre alors que je sais quoi faire ?
Savoir qu’une tâche est importante ne suffit pas toujours à déclencher l’action. Pour commencer, le cerveau doit pouvoir identifier une première étape suffisamment claire et considérer que l’effort demandé est accessible. Lorsque la tâche paraît trop vaste, incertaine ou émotionnellement coûteuse, le passage à l’action peut se bloquer même si l’intention est présente.
Le problème n’est donc pas nécessairement de ne pas savoir qu’il faut agir, mais de ne pas trouver une porte d’entrée suffisamment concrète.
Pourquoi est-ce que remettre à plus tard me soulage sur le moment ?
Repousser une tâche réduit immédiatement l’inconfort qu’elle provoque. Pendant un moment, il n’est plus nécessaire de faire face à l’ennui, à la peur de mal faire, à la confusion ou à l’effort demandé.
Ce soulagement est réel, mais généralement temporaire.
Il peut cependant renforcer l’habitude de repousser : le cerveau retient que l’évitement permet de se sentir mieux rapidement, même si la pression augmente ensuite.
Pourquoi est-ce que j’attends d’être motivé·e ?
Nous avons souvent l’impression qu’il faut d’abord se sentir motivé·e pour agir. Pourtant, la motivation apparaît parfois après le commencement, lorsque la tâche devient plus claire et que les premiers progrès sont visibles. Attendre que l’envie soit suffisamment forte peut donc maintenir le blocage, surtout pour les tâches peu agréables ou anxiogènes.
Commencer ne signifie pas forcément s’engager à tout terminer. Une première action peut simplement permettre de vérifier ce qui devient possible une fois le mouvement engagé.
Pourquoi est-ce que certaines tâches paraissent énormes ?
Une tâche devient particulièrement lourde lorsqu’elle contient plusieurs décisions ou étapes qui ne sont pas encore clairement séparées.
« Faire les démarches », « ranger la maison » ou « préparer le dossier » ne correspondent pas à une seule action. Ces formulations regroupent de nombreuses tâches plus petites, ce qui peut donner au cerveau l’impression qu’il doit tout gérer simultanément.
Définir une première action observable ne règle pas nécessairement toute la difficulté, mais réduit la quantité d’informations à traiter au moment de commencer.
Commencer imparfaitement n’est pas échouer
Certaines tâches sont repoussées parce que leur première version risque d’être incomplète, maladroite ou insuffisamment claire. Pourtant, la plupart des actions complexes nécessitent plusieurs essais, corrections ou ajustements.
Une première étape n’a pas besoin de prouver votre compétence ni de garantir le résultat final. Elle sert surtout à produire suffisamment d’informations pour déterminer la suivante.
Et le TDAH ?
Les difficultés à commencer une tâche, à organiser les étapes ou à maintenir l’effort peuvent parfois être liées à un TDAH. Elles peuvent toutefois aussi s’expliquer par la fatigue, l’anxiété, la surcharge, le perfectionnisme, le manque de sommeil ou un état dépressif.
Cette piste peut être explorée en thérapie à l’aide d’entretiens et de questionnaires adaptés. Cela permet de préciser la nature des difficultés, leur ancienneté, les contextes dans lesquels elles apparaissent et leur impact sur le quotidien. Je peux accompagner cette exploration et rédiger un compte rendu clinique. En revanche, le diagnostic doit être posé par un professionnel habilité.
Si vous souhaitez approfondir cette réflexion, je propose également un temps d’échange de 30 minutes pour faire connaissance et comprendre ce qui vous amène.
